Festival de l’Imaginaire | 2010
Publié le 2 mars 2010 par Bamboo :: Arts et Culture, ThéâtreComme chaque année, la Maison des Cultures du Monde en partenariat avec de nombreuses institutions, lance la saison printanière avec le festival de l’Imaginaire, du 3 mars au 25 avril 2010. On pourra découvrir encore dans cette 14ème édition, de quoi surprendre : des artistes venant de Taïwan, notamment un spectacle de marionnettes… La MCM déniche avec un rare savoir-faire des marionnettistes du bout du monde (par exemple lors des éditions précédentes les marionnettes thaï de Joe Louis ou les marionnettes sur l’eau venant de Hanoï). Un plaisir renouvelé d’entrer dans cet espace à la croisée des cultures.

Le programme du festival :
http://www.festivaldelimaginaire.com
Actuellement : Fantastic Mr Fox
Publié le 19 février 2010 par Bamboo :: Cinéma, Livres, MusiqueLe talentueux et iconoclaste Wes Anderson a de nouveau sévi. Quel bonheur hier ! N’attendez pas ma critique, n’attendez aucune critique (surtout lorsqu’on aime autant les films d’animation) pour aller voir :
Ah la bande originale ! Qu’est-ce qu’ils ont tous à faire des bandes originales aussi formidables, enfin on devrait dire fantastiques… ?
Aparté : le Mélies à Montreuil (qui aime et a reçu récemment le réalisateur autour de la projection de La Famille Tenenbaum) a eu également l’excellente idée de choisir ce métrage en tant que film du mois. Sans quoi je n’aurais pas pu le voir hier…
• CREDIT PHOTO | FOXFRANCE.com • (qui d’autre que la Fox pouvait distribuer une histoire de renard ?)
2 commentaires | Tags: Cinéma, Films d'animationSoul Kitchen de Fatih Akin
Publié le 13 février 2010 par Bamboo :: Cinéma, Fins gourmets, MusiqueZinos est malheureux. Sa belle, blonde, et grande fiancée part s’installer à Shanghai pour raison professionnelle. Or Zinos n’a pas le temps d’y penser. Zinos est très occupé, il a racheté un antique hangar industriel pour en faire un resto, le Soul Kitchen. On est toujours plus occupé quand on est à moitié fauché, qu’il y a une petite affaire à faire tourner, que Illias le frangin mauvais garçon « s’arrange » pour sortir de prison (quelque chose du genre permission de minuit jusqu’à l’aube) et que vos employés ou coéquipiers n’en font qu’à leurs têtes – un chef au caractère de Diva, un serveur-musicien qui prend ses quartiers au Soul pour ses répét’. Dire qu’il va falloir sauver l’établissement des mains des promoteurs avides…. M^#de ! Zinos vient de se casser le dos.
Après avoir creusé les aspects sombres de la vie et de la condition humaine, Fatih Akin a clairement déclaré avoir envie de caresser la légèreté d’une comédie ; qu’il aspirait à filmer joyeusement et amoureusement Hambourg, sa ville natale ; à retranscrire cette atmosphère tant aimée, baignée de musique, de plaisir et d’amitié ; à faire “son” Heimatfilm, avant qu’il ne soit trop vieux, trop blasé, avant d’en oublier les saveurs et les odeurs.
Vous ne trouverez rien de neuf dans le scénario de cette comédie. Vous trouverez pas mal d’éléments empruntés aux blagues potaches (totale relaxation chez la jolie kiné ou encore comment gagner sur le Fisc ?). C’est un pèle-mêle de situations de sitcoms, une bande de copains (de comédiens) réunissant leur quartier général dans un bar fétiche, cela rappelle quelque chose… Une variation de lieu, de décor sur le même thème. Alors si c’est du redit, du refait pourquoi ça colle ? Pourquoi tous ont parlé de feel good movie ? Peut-être parce que le film fait prodigieusement du bien.
Dans ce monde où rien ne va, où rien n’est à la hauteur de nos espoirs, avec fraîcheur et tendresse, F. Akin met en scène une aventure, beaucoup de soi (et du co-scénariste Adam Bousdoukos, également ancien propriétaire de La Taverna, restaurant qui a servi de modèle), une génération pas dupe mais pas plus désabusée, qui ne veut pas renoncer à ses rêves malgré la crise, malgré le système. Des portraits clichés pour des portraits justes. Lucia : serveuse au Soul, squatteuse et artiste en secret. Lutz : serveur au Soul, guitariste inspiré. Les rêves sont l’apanage de la jeunesse ? Pas seulement. Shayn le « vieux » cuisinier sur le retour, un brin bohémien est un exemple salutaire de non concession (un gaspacho chaud, jamais !) et rêve d’essaimer la bonne cuisine. Qui n’a imaginé poser ses pénates dans un resto arty aussi épatant ? Qui n’a souhaité essayer un chemin de traverse même pour un combat illusoire ?
Quant à la distribution, elle est parfaite. Les clins d’œil, la connivence sont d’abord entre le réalisateur et ses acteurs, que l’on sent se fondre naturellement dans leurs rôles. En se faisant plaisir, on est vite rattrapé, ils nous font plaisir. Et en dernier ressort, ils font mentir l’idée qu’une comédie « locale » s’exporte difficilement. Les jeux de mots se traduisent mal ? C’est oublié. Le courant est déjà passé.
Il y en a qui diront que Soul Kitchen n’est pas la meilleure œuvre du réalisateur, inévitablement à cause de cet éternel conflit entre la grandeur de la tragédie et l’art supposé mineur de la comédie. Ignorons ces bruits de couloir, notre estomac (que dire de notre âme !) sera toujours reconnaissant de déguster cette cuisine-là.
En plus d’une bande originale ébouriffante et énergisante, le générique de fin façon flyers nous invite à rester jusqu’à la dernière minute.
Soul Kitchen de Fatih Akin (Allemagne)
Sortie en salle le 17 mars 2010
• CREDITS PHOTOS | PYRAMIDEFILMS.com | GORDON TIMPEN pour CORAZON INTERNATIONAL •
Aucun commentaire | Tags: Cinéma, comédie
Prochainement : Soul Kitchen
Publié le 8 février 2010 par Bamboo :: Cinéma, MusiqueMercredi dernier j’ai vu deux films, Soul Kitchen et Lola. Il n’y a pas de hasard les deux étaient présents au festival de Venise.
Pour Soul Kitchen, c’était beaucoup d’impatience. Parce que le réalisateur Fatih Akin est un conteur hors pair, qui taille la matière brute, la façonne : si travaillée, si sensuelle, si charnelle avec cette mine désinvolte de ne pas y toucher. Accro à ses films : Head-On, le documentaire Crossing the Bridge – The Sound of Istanbul (évoqué l’été dernier au festival Paris Cinéma), De l’autre côté. Tous à voir et à revoir.
Son dernier ? Un autre petit bijou avec un Adam Bousdoukos au faux air de Mike Brant, en plus rock’n roll il va s’en dire.
Extrait du dossier de presse :
” La Gastronomie et le Kung Fu
Nous nous somme inspirés des vieux films de Kung Fu. C’est dans cet esprit qu’on a travaillé le montage de la scène où Shayn, interprété par Birol Ünel, confie ses secrets de cuisinier à Zinos, son élève : fouetter, découper, présenter une assiette, etc. [...] comme dans les films de Jackie Chan : il y a toujours un maître qui apprend au héros toutes les techniques de combat, le serpent, la grue, le petit dragon, le grand dragon… Et lorsque l’élève les connait toutes, le maître meurt ou bien s’en va.”
L’esprit du Festin chinois dans une réalisation de Fatih, de quoi mettre l’eau à la bouche. Une critique de Soul Kitchen à venir très bientôt…

3 commentaires | Tags: comédie
Jeu-concours Shi-Zen
Publié le 7 février 2010 par Bamboo :: DiversLe magazine Shi-Zen a organisé un concours. Les modalités sont les suivantes, un blogueur soumet à la rédaction du magazine dans un petit papier, une boutique “Coup de coeur”. Si la rédaction choisit cet article, la boutique bénéficie d’une page de pub dans le prochain numéro et en retour accepte un dépôt-vente d’exemplaires du magazine. Le blogueur gagne lui le droit de faire un super hug à toute l’équipe de Shi-Zen. Tout est expliqué sur le blog du mag.
La grande difficulté pour y participer, est que des boutiques fétiches et zénistes, j’en ai pas mal… Voyons cela d’un angle légèrement différent. Il existe une marque d’origine japonaise, qui fabrique au Japon même {Shi-Zen aussi est un mot japonais}, qui fait des choses très colorées et funky {Shi-Zen est aussi pétillant et gai}, qui pense à nos enfants {Shi-Zen, en tout cas à mes yeux, fédère notre rêve d’une terre toujours jeune et belle malgré ses quelques 4,57 milliards d’années*, un amour pour notre aïeule au grand âge que nous voulons continuer à présenter sans fard et sans honte à nos enfants. Qui a dit que c’est gnangnan ?}.
* source wikipédia
Cette marque a une boutique en France : Berry’s Berry kids shop et j’en ai parlé là.
Une toute petite photo de la première boutique au Japon, afin d’anticiper sur un Shi-Zen édition japonaise. Mais si.

(Dans ce billet, j’ai écrit sept fois Shi-Zen (+1). Tout le monde le dit, les personnes qui tiennent des blogs n’ont pas de vocabulaire varié.)
• CREDIT PHOTO | BERRYS-BERRY.CO.JP/PARIS •
Aucun commentaire | Tags: magazine, mode




